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Joëlle R. LEVYSur Dmoz (ou ODP) : lire October 20 Les documentaires sur la danse C'est toujours beau et c'est un
genre particulier (à ne pas confondre avec la comédie musicale) parfois
contemplatif surtout quand il traite d'une compagnie ou du sacerdoce de
la vie de danseur. Beau n'est pas synonyme de bon. "Company" Robert Altman 2004 était le parfait exemple du film dont le réalisateur n'avait eu ni la patience de faire un documentaire ni celle de faire un scénario. Au final, le film n'avait aucun intérêt. "La Danse : le ballet de l'Opéra de Paris" nous plonge dans les coulisses de la compagnie et de l'Opéra avec le postulat que nous connaissons et savons reconnaître les danseurs, les administrateurs, les chorégraphes et les ballets qui sont répétés. Résultat c'est un long défilé de belles images, et oui les danseurs souffrent et oui les arts du spectacle font travailler des centaines de petites mains dévouées. "Tout près des étoiles" de Nils Tavernier sur l'Ecole de danse avait l'avantage de nous indiquer qui était à l'écran au moins la première fois. C'est un film avec des images très recherchées et un documentaire dans lequel le spectateur n'apprend rien. Dommage ! October 07 Des âneries des journalistesCe n'est pas la première fois mais ça surprend toujours un peu ! La semaine dernière, le 30 septembre 2009 (13 תשרי), en Ligue des champion Bordeaux rencontrait Haïfa. Le lendemain, la presse unanime enregistrait la victoire de Bordeaux et saluait la performance du club israélien qui avait particulièrement bien résisté la première mi-temps. Mais connaissez-vous la raison de cette forme ? C'est pourtant simple : trois jours avant les joueurs avaient bénéficié d'un jour de congés complet ! Si Domenech savait ! September 16 La mort de Michael Jackson crée un bug C'est MSN qui m'a appris cette
nouvelle : la mort de Michael Jackson fait mentir "Retour vers le
futur". En effet, dans une scène qui se passe en 2015 nous voyons Marty
dans le café 80. Et l'invité du jour est Michael Jackson. Impossible
car il est mort en 2009 ! September 15 L'année où il a vécu selon la Bible... Je me suis bien amusée ! L'auteur (Arnold J. Jacobs) se définit comme "aussi-juif-que-les-Bistro-Romains-sont-italiens". Il n'empêche... Ce New-Yorkais décide pendant un an de suivre la Bible à la lettre. Pour des raisons arithmétiques, il se soumet pendant huit mois à l'Ancien Testament et pendant quatre mois au Nouveau. Pendant sa période Ancien Testament, il ne s'occupe pas de la Loi orale et pendant sa période Nouveau il n'abandonne pas les commandements de l'Ancien. Bref, c'est un mic-mac qui ne convient à personne et l'auteur le sait. Un réjouissant mic mac : de part les situations cocasses qu'il raconte et de part les gens qu'il rencontre volontairement : les conservateurs (Samaritains, Karaïtes, Hamish, Red-Christian-Letters, ...) ou non : ceux qui l'accostent car ils sont intrigués par son "déguisement". L'histoire des pompons revient souvent, je vous laisse la découvrir. Enfin, les réactions des proches sont assez surprenantes aussi. Ils sont les plus dubitatifs et oui l'énergumène est marié et sa femme va accoucher de jumeaux pendant l'expérience (ce qui lui facilitera la tâche pour le commandement sur la circoncision !). L'expérience confine à l'absurde et permet d'abonder le proverbe d'Horace "Est modus in rebus". August 24 Complément Oui, le film "The Reader" est fidèle au livre
mais comme il est souvent incomplet et laisse des questions en suspens
et en particulier les raisons du suicide. Dans le livre, le dixième chapitre commence par la phrase "Le lendemain, Hanna était morte." Michaël se rend à la prison et rencontre la directrice et cet entretien apporte un certain nombre de renseignements et guide le lecteur beaucoup plus que ne le fait le dialogue du film (qui nous apprend, quand même, que la prisonnière n'a jamais préparé sa sortie). A la fin du livre, nous savons qu'Hanna dès qu'elle a su lire à demander à la bibliothèque "de lui procurer une bibliographie générale sur les camps (...) et de lui indiquer des livres sur les femmes dans les camps" et enfin " Quand Madame Schmitz a eu appris à lire, elle s'est tout de suite mise à lire ce qui concernait les camps", elle n'est donc pas restée sur les audio-livres de son amant. Dans le film, il me semble que cela se traduit juste par le fait que nous apercevons dans sa bibliothèque personnelle du Primo Levi (et peut-être aussi dans son échafaud). Enfin, encore plus intéressant la directrice nous apprend que "Jusqu'au moment où, voilà quelques années, elle s'est laissée aller. Elle avait toujours veillé à son apparence (...). Elle se mit à beaucoup manger, à se laver peu, ..." Pour moi, il ne fait pas de doute que ce moment est celui où elle a commencé à prendre conscience de son implication dans la Shoah. Au final, les personnages les plus inquiétantes ne-sont-elles pas les co-accusées qui non seulement fournissent un faux témoignage mais encore ne se sentent pas coupables (voire indifférente, l'une d'elles tricote pendant le procès) ? |
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