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    July 28

    Un parallèle osé

    J'ai trouvé à quels films me faisait penser "The Reader" à "La Revanche d'une blonde" ! Et aussi à "Il y a longtemps que je t'aime" mais comme c'est aussi un drame c'est moins rigolo. Et là, vous pensez elle est complètement givrée. Pas forcément !

    Rappelons-nous...

    Dans tous ces films, il est question d'un élément connu qui pourrait innocenter ou atténuer la peine de l'accusée (une femme à chaque fois) et que celle-ci ne veut pas livrer.

    Dans le dernier film, Juliette est consciente que rien ne justifie son acte et elle s'inflige sa punition. Elle sait que son acte est odieux et cherche à l'expier elle-même. Elle est tout à fait consciente, c'est le premier élément qui met ce film à part. Le second est qu'elle est la seule à connaître cet élément.

    Dans les deux premiers films, l'accusée a honte ET un avocat ou un tiers connaît l'élément et est tiraillé entre le désir de justice et la volonté de respecter les souhaits de l'accusée. Evidemment, dans un cas il s'agit d'une gardienne des camps qui ne veut pas divulguer son analphabétisme et dans l'autre d'une mannequin qui ne veut pas avouer sa liposuccion. L'enjeu dramatique n'est pas tout à fait similaire, ok.
    Dans la comédie qu'est "La Revanche", le postulat assez incroyable est que l'accusée préfère finir ses jours en prison qu'avouer (ou sa foi en la justice est inébranlable). Soit !

    L'impression de malaise dans "The Reader" est d'un qu'Hanna semble inconsciente et de ses actes et de sa culpabilité. Est-elle une simple d'esprit, son analphabétisme fait-il d'elle une simple d'esprit ? Si elle est simple d'esprit, est-elle innocente (attention jeu de mots) ou innocentable ?
    De deux, le comportement du héros n'est pas non plus tout à fait exemplaire. Est-ce permettre à la justice de fonctionner que de cacher des éléments ? Savoir qu'il y avait un chef, atténue-t'il la responsabilité ?

    Si "La Revanche" se terminait mal (accusée déclarée coupable) quelle serait votre impression ?
    July 26

    Serendipity : un cas d'école

    "Serendipity" est le titre original d'un film. La traduction française devrait être normalement (c'est-à-dire par tout le monde sauf les traducteurs des titres) "Serendipité". Par les miracles du marketing, c'est devenu "Un amour à New-York" alors que la serendipité est une notion assez intéressante (au moins en gastronomie) pour désigner une découverte faite par hasard. C'est ainsi que la tarte Tatin, les Bêtises de Cambrai ou le Carambar ont été inventés et c'est ainsi qu'a été découverte la pénicilline. Pour un film, c'est un peu prétentieux mais au moins il y avait de la recherche !

    Pourquoi avoir traduit (sic) "The Hangover" par "Very bad trip" en bon français ! Que la traduction ne soit pas littérale, je comprends et je me marre quand je vois les titres au Québec(http://www.topito.com/top-des-titres-de-films-mal-traduits). Mais pourquoi transformer un titre ! Je me souviens de "Cruel intentions" devenu "Sexe intentions".