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July 03 La banalité chez les autres est-elle exotique ?J'ai lu le dernier Douglas Kennedy, La Femme du Ve. La patte de l'auteur se reconnaît bien : le héros est ordinaire. Comme d’habitude sa vie plan plan a basculé au détour d’un fait divers tragique (je ne suis pas odieuse, je ne raconte rien). Le professeur de cinéma dans une université américaine décide donc de venir se terrer en France.
Et là c’est le drame ! En effet, comme il l’a fait pour ses romans se passant aux Etats-Unis, l’auteur décrit la banalité de la vie. Et pour une Française si la banalité à l’étranger est exotique, la banalité en France n’a aucun intérêt !
Cela explique, parfaitement, pourquoi c’est un auteur plus lu de ce côté-ci de l’océan plutôt que chez lui. Un Américain qui aurait lu un de ses précédents bouquins ne peut être qu’affligé par la banalité de l’existence du héros, comme moi je le suis quand Harry s’extasie sur le Pariscope « cette bible du cinéphile parisien » et « consacre religieusement seize euros à l’achat de sa carte orange ».
La deuxième raison de mon avis mitigé et que pour tant que cette vie soit banale, Harry voit (et plus si affinités) un fantôme qui si meurtrier qu’il soit sert d’ange gardien. Et voilà, comment un livre sombre de la banalité à la farce.
Enfin, j’ai eu la très désagréable impression que le livre servait de prétexte à décrire des assassinats e des scènes glauques sans trop d'intérêt. |
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