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January 05 De l'orthographe (7) Souvent, nous entendons "c'était
mieux avant" et oui quand les femmes cuisinaient toute la journée des
produits frais, que l'homme mourait à cinquante ans et la femme en
couche, que l'école servait à apprendre les bases de l'orthographe, de
la grammaire et des mathématiques. Voici deux extraits d'un mail reçu dans le cadre professionnel le 31 décembre : - "Je vous remercie de m'avoir supporté si longtemps, et que mes coups de gueule ne vous m'enquerons pas trop." - "Je vous souhaite bonne route pour la suite. et gardez le moral par ses temps difficiles." Et oui, vous avez bien lu "m'enquerons" et "par ses temps difficiles" Le plus étonnant est que ce mail émane d'une employée qui avait trente-deux ans de carrière et partait en retraite. Je suppose donc qu'elle avait accumulé une certaine expérience et qu'elle avait été à l'école. Le pire est que cette prose a été relue par un collègue qui cumule vingt ans d'expérience ... Au delà du néologisme "s'enquérer", je retiens la terminaison en O.N.S indicatives comme NOUS le savONS de la troisième personne du pluriel ! J'ai appris que cette femme (heureuse grand-mère) était, en fait, un homme puisque "supporté" s'accorde avec le m apostrophe qui LE désigne ! Peut-être, devons-nous (ses collègues) nous enquérir de ses coups de gueule... Enfin, il me tarde de découvrir à qui appartiennent "ses temps difficile" car si je les lui rends, des temps plus faciles arriveront sûrement ! January 01 Chroniques théâtrales 3 - Serial plaideurLe titre du commentaire est celui du monologue que récite Jacques Vergès au théâtre de la Madeleine.
Si, comme moi, vous vous attendez à ce que l'avocat explique sa spécialisation dans la défense des "salops", vous serez déçus, comme moi. En effet, à aucun moment, il ne prononce les noms de ses clients célèbres Klaus Barbie, Pol Pot, Omar Radad... Le seul évoqué est celui de Djamila Bouhired. Il reste donc dans le cas général, plaidant pour le métier d'avocat et non pour lui même. Il part sur une autre problématique : la défense de chacun doit être assurée et chacun a droit à être défendu. C'est incontestable. Je comprends qu'un avocat veuille, UNE FOIS, défendre l'"indéfendable", l'injustifiable mais le faire de manière systématique m'étonne. Le second sujet que j'attendais est le rapport aux médias. En effet, ses plus célèbres procès sont des procès perdus. Un avocat célèbre est-il un bon avocat ?
De la pièce écrite comme une plaidoirie, je retiens un ego surdimensionné. Il se fait un plaisir de rappeler qu'il a été publié aux Editions de Minuit comme Paul Eluard, François Mauriac ou Aragon. Il rappellera, aussi, à cette occasion que ces éditions sont nées en 1941 et furent des éditions clandestines. Avant, il a précisé que son engagement dans la Résistance date de 1941 et qu'il a connu de Gaulle. Des procès comptent (quand même), peut-être, plus que d'autres... De même, il compare l'avocat à Dieu. Sa volonté de choquer est manifeste. Le rideau se lève sur lui assis à son bureau en train de fumer un cigare dont l'odeur persistera un bon quart d'heure. En plus, le métier d'acteur ne s'improvise pas et sa diction n'est pas excellente. Aussi étonnant que cela paraisse, il bute, parfois, sur les mots, se reprend, va jusqu'à bafouiller. Un point positif est qu'il donne envie de se replonger dans le mythe d'Antigone. Il parle de la version de Sophocle, là j'avoue je ne suis pas enthousiasmée. Un autre, il ne manque pas d'humour. Un troisième, il m'a rappelé que l'auteur de la citation "la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique" est Clémenceau. |
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